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Conférence de presse Century 21 France en 20 lignes

Publié le 06/07/2026

Résumé de la conférence

Le message principal est celui d’un marché immobilier ancien stabilisé, mais encore fragile. À l’échelle nationale, Century 21 observe une quasi-stabilité des volumes : -1 % pour les maisons et +0,9 % pour les appartements au 1er semestre 2026. Cette stabilité masque toutefois un ralentissement apparu en cours de semestre, lié au contexte international, aux tensions sur l’énergie, aux inquiétudes inflationnistes et à la crainte d’une remontée des taux.

Le point le plus marquant concerne la recomposition du marché des acquéreurs. Les primo-accédants sont davantage présents, mais cela s’explique aussi par le recul des secundo-accédants, c’est-à-dire les ménages déjà propriétaires. Ces derniers hésitent à vendre pour racheter, car ils devraient abandonner des crédits obtenus à des taux très bas pour se refinancer à des conditions beaucoup moins favorables. Century 21 parle donc d’un marché qui tient, mais qui circule moins vite.

Les prix restent globalement contenus : 2 492 €/m² pour les maisons, en baisse de 0,7 %, et 4 155 €/m² pour les appartements, en baisse de 0,5 %. En revanche, les délais de vente s’allongent : 105 jours en moyenne pour une maison et 99 jours pour un appartement. Les acquéreurs sont présents, mais plus prudents, plus attentifs au prix, au crédit, aux charges, aux travaux et au DPE.

Le DPE devient un critère central. Century 21 indique que 80 % des acquéreurs le consultent et l’utilisent pour apprécier les charges futures, les travaux à prévoir et la valeur de revente du bien. Il ne s’agit donc plus seulement d’un document réglementaire, mais d’un véritable indicateur économique dans la décision d’achat.

À Paris, le marché reste presque stable en volume, avec -0,4 % de transactions, et un prix moyen de 9 483 €/m², également en léger recul de 0,4 %. Le signal préoccupant concerne surtout l’investissement locatif, qui ne représente plus que 20,9 % des acquisitions, en baisse de 12,2 %, soit un niveau historiquement bas selon Century 21.

Pour l’Île-de-France hors Paris, les prix corrigent plus fortement : -2,6 % pour les maisons et -3,9 % pour les appartements. Dans les Hauts-de-Seine, le prix moyen ressort à 6 102 €/m² pour les maisons et 6 944 €/m² pour les appartements, avec une légère hausse de 0,3 % pour ces derniers.

La conclusion de Charles Marinakis peut se résumer ainsi : le marché n’a pas besoin d’un emballement, mais de stabilité, confiance, solvabilité et règles lisibles. Il accueille favorablement les orientations du projet de loi Relance Logement, notamment sur le statut du bailleur privé, l’ancien avec travaux et la rénovation énergétique, mais insiste sur la nécessité de mesures rapidement applicables.

À retenir en une phrase

Le marché immobilier ancien redémarre sans euphorie : les acquéreurs reviennent, surtout les primo-accédants, mais la mobilité des propriétaires reste freinée par les taux, les délais s’allongent et la confiance demeure l’enjeu majeur du second semestre 2026.

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